Derborence et ses Sabots de Vénus

Randonnée sur les hauts de Derborence, jusqu’à la Chaux, un alpage à mouton au Sud du lac. Depuis le sentier, belle vue plongeante sur le site.

Les pinsons des arbres m’ont accompagné durant toute la montée, ils étaient aussi présents à la descente.

Plus bas, les dentaires à cinq folioles étaient éclairées par les rayons du soleil, absents à la montée. La température était déjà élevée pour fin mai, heureusement que la montée était à l’ombre.

Une météo déjà bien chaude pour la saison, les sabots de Vénus, une orchidée, sont déjà en fleurs. Elles sont visibles depuis le sentier qui monte au lac par le Sud. Inutile d’aller piétiner la réserve intégrale pour les voir: c’est non seulement interdit, mais aussi inutile. Il suffit d’ouvrir l’œil, ou de demander à Stéphanie, qui garde la réserve, où elles se trouvent!

Le torcol fourmilier

Les guêpiers ne sont pas les seuls migrateurs de retour d’Afrique rencontrés ce matin. Voici un Torcol, c’est un petit oiseau qui hiverne aussi au Sud de la Méditerranée.

Torcol fourmilier

Il fait partie de la famille des pics, mais contrairement à ces congénères, il ne creuse pas les arbres pour installer son nid. Et comme son nom l’indique, il aime tout particulièrement les fourmis.

Les guêpiers annoncent le printemps

Ces jolis petits migrateurs sont de retour en Valais.

Guêpier d'Europe

Il faut se lever tôt pour les voir virevolter au lever du soleil.

Ils vivent en groupe, et s’envolent fréquemment tous ensemble pour attraper quelques insectes en vol.

Puis ils reviennent se poser sur une branche.

Les couples creusent une petite galerie pour nicher. Ils réemploient celles des années précédentes, mais il faut quand même travailler un peu.

 

Héron unijambiste

Plusieurs hérons cendrés se tiennent ensemble dans la réserve de Poutafontâna dans le valais central. Ils décident de se déplacer, et se posent dans un arbre. Tous, sauf un, qui revient vers la zone humide.

Rien ne semble le distinguer de ses congénères, et pourtant, au moment de se poser, la patte gauche (vers l’arrière) ne fait pas d’éclaboussures sur l’eau.

En vol, lors d’un atterrissage sur la terre ferme, on constate clairement que la patte gauche manque.

Le héron c’est très bien adapté à son handicape, quelle maitrise dans l’atterrissage.

Il utilise sa demi patte pour se stabiliser…

puis prend cette posture typique d’échassier, observant l’alentour. Seul un regard avisé remarque alors qu’il a une patte en moins.

Voilà donc l’explication de cette “mise à l’écart”: se poser avec une seule patte sur une branche ne doit pas être évident. Mais vu sa capacité d’adaptation, je ne serais pas surpris de voir ce héron perché dans un arbre.

Randonnées en raquettes, hiver 2022

Il reste encore assez de neige pour faire de la randonnée en raquette en Valais central.

En nocturne, à l’Aminona, montée en raquette, repas au relais de Colombire et descente en luge.

Raquette et luge nocturne

Plus d’info et inscription ici

Possibilités nombreuses pour groupes et entreprise, l’association du hameau de Colombire propose aussi de visiter le musée sur place.

 

La grotte du bas glacier d’Arolla fond d’année en année. 2022 offre encore la possibilité de s’y rendre, et la neige est encore belle en cette fin de mois de février.

Grotte du bas glacier d'Arolla 2022

Tous les mardi, jusqu’à fin mars si les conditions de neige sont bonnes, rejoignez moi pour aller voir cette merveille de la nature.

Grotte du bas glacier d'Arolla 2022

Plus d’infos et inscriptions ici.

 

Atterrissage mouvementé d’une grande aigrette

Jolie rencontre dans les zones humides de la plaine du Rhône en Valais central.

Grande aigrette

Une grande aigrette, et son reflet, immobile, observe le plan d’eau. Elle est fine et élancée, assez grande, ce qui évite de la confondre avec le héron garde-boeufs bien plus trapu.

Grande aigrette

En vol, elle est majestueuse avec ses battements d’ailes lents. Elle fait quelques cercles au dessus du plan d’eau et amorce la descente.

Grande aigrette

Venant de l’Est, elle choisi le même point d’atterrissage qu’un cygne, qui lui arrive de l’Ouest.

Grande aigrette

Les deux oiseaux s’évitent au dernier moment. Mais cela ne semble pas avoir créé une dissension entre eux, ils continuent à se partager pacifiquement le point d’eau.

Grande aigrette et cygne

Ballet de grives et de givre

Dans la gorge de la Lienne, deux grives sont en pleine “discussion”. Elles se cherchent, se poursuivent d’un arbre à l’autre.

Assez farouches, restant peu en place, il est difficile de savoir si il s’agit de grives musiciennes ou draines. Elles se ressemblent beaucoup avec leurs taches sur la poitrine et un coloris similaire.

Même très occupées dans leur échanges, elles m’ont très bien repéré et ne s’approchent pas de mon affût. C’est leurs cris qui va me donner la réponse: c’est des grives draines.

Il fait bien frais dès que le soleil se cache, je décide de laisser les grives pour repartir vers le coteau ensoleillé.

Les cristaux de givre sont magnifiques, ils ne risquent pas de fondre par ce frais mois de janvier.

De retour au soleil, les grives m’ont suivi. L’une d’elles se pose juste au dessus du chemin dans un mélèze, à bonne portée pour une photo.

C’est bien un grive draine. On la reconnait par la tache brunâtre sous le cou, et le bord de l’aile strié clair. Comme la tache blanche sur la joue est peu développée, c’est certainement son premier hiver. Par contre, impossible de savoir si c’est une femelle ou un mâle. La probabilité qu’il y en a un de chaque est grande. Peut-être, pour ces deux, une rencontre qui va former un couple, qui sait…

Active mésange à longue queue

La mésange à longue queue est un peu à part dans la famille des mésanges. Plus petite que ses congénères, en forme de boule, avec sa bien-nommée longue queue, elle est assez facile à identifier.

Vivant en petit groupe, c’est un oiseau très actif, continuellement en mouvement, qui se laisse assez difficilement approcher.

Acrobate suspendue, la mésange à longue queue est d’ailleurs presque plus fréquemment accrochée par le côté, ou carrément suspendue la tête en bas.

On la reconnait bien ici avec sa crête blanche et sa longue queue noire et blanche. Auréolée d’un bon rayon de soleil en cet après-midi de janvier, elle ne s’est pas arrêtée une seconde, passant d’une branche à l’autre, avant de filer hors de ma vue avec sa volée. C’est ainsi qu’on nomme un groupe d’oiseaux.

Le cincle plongeur ne craint pas l’eau froide

En cette fin de journée de début janvier, pas trop de débit dans le Rhône sauvage à Finges. Un cincle plongeur fait quelques aller-retour depuis un rocher sur la berge.

Cincle plongeur

 

Comme son nom l’indique, il plonge pour trouver ses proies, des larves aquatiques. Peu sensible au courant, c’est un excellent nageur qui s’aide de ses ailes.

Cincle plongeur

 

Il est même capable de marcher sous l’eau, grâce à ses os pleins, un cas unique dans la famille des oiseaux. Il ne craint ni la force du courant, ni la température glaciale du Rhône en ce début d’année.

Cincle plongeur